août 28, 2021

L’UFC-Que Choisir voulait-elle lancer un message fort à l’endroit des Sénateurs qui examinent le projet de loi "Climat-Résilience" ? De toute façon, le rapport de l’Union fédérale des consommateurs sur la question des coûts de détention des véhicules est on ne peut plus révélateur. Il ressort en effet de la nouvelle étude comparative publiée par l’Union que la voiture électrique constitue un bénéfice économique pour le consommateur. Dès lors et face aux défis environnementaux et sanitaires que pose la mobilité, il revient aux pouvoirs publics de prendre, sans délai, les dispositions législatives qui s’imposent afin de sensibiliser les consommateurs sur les enjeux liés à l’utilisation des véhicules individuels. De quoi s'agit-il concrètement ?

 

La rentabilité de la voiture électrique n'est plus à prouver

 

C'est en tout cas ce que semble démontrer l’Union fédérale des consommateurs dans son rapport. Pour se justifier, Que Choisir s’appuie sur ce qu’impliquent réellement les coûts de détention des véhicules. Il s’agit des coûts totaux entrant dans la gestion de ces derniers, notamment leur assurance, leur entretien, l’énergie qu'ils consomment, mais aussi la différence entre leur prix d’achat et leur prix de revente.Pour ce faire, l’étude s'est penchée sur les véhicules de petit gabarit comme Renault Clio, de gabarit moyen tel que Peugeot 308, de grand gabarit à l’image de Renault Captur. Elle a également tenu compte des particularités technologiques (de chaque modèle) en termes de propulsion. Elle a mis ainsi en avant les voitures à batterie , à hydrogène, à moteur essence et diesel ; mais aussi les véhicules hybrides, y compris les hybrides rechargeables…Concernant justement les voitures de gabarit moyen, c'est l’électrique qui bat le record en termes de coût de détention. Elle est en effet de loin moins coûteuse qu’une voiture hybride (simple ou rechargeable). Comparée par exemple à une voiture à essence, elle génère, à l’état neuf, une économie d’environ 1 750 € (sur quatre ans). En étant d’occasion, elle fait économiser autour de 960 € pour une 2ème main contre 1 190 € pour une 3ème main. Mais (lorsque c'est le cas), une économie supplémentaire sur le coût de détention est possible en acquérant un tapis Peugeot 308 ou un tapis Renault Captur de qualité et à un prix abordable…Pour revenir à la compétitivité du prix de détention de la voiture électrique, il faut noter deux facteurs. En premier lieu, il y a sa consommation qui coûte, en moyenne, 73 % moins chère que celle d’une voiture à essence de taille moyenne. En second lieu, l’acquéreur bénéficie à l’achat (depuis le 1er juillet 2021), d’un bonus écologique de 6 000 €. Mais si les citadins peuvent se frotter les mains pour certaines économies réalisées sur le prix de détention des voitures électriques, qu'en est-il des usagers ruraux et périurbains ?

 

Prix de détention de voiture électrique : une source d’économies pour les ruraux et les périurbains ?

 

Le trajet routier quotidien est plus important en milieu rural et périurbain qu'en milieu urbain. En conséquence, passer d’une voiture essence ou diesel à une voiture électrique est potentiellement plus économique pour les petits et les gros rouleurs des milieux susmentionnés.À titre illustratif, voici un comparatif dressé par l’UFC dans son étude : un gros rouleur parcourant 20 000 kilomètres annuels à bord d’une citadine électrique neuve économise respectivement 1 275 € et 725 € par rapport à son acolyte parcourant le même trajet dans un véhicule essence ou diesel. En revanche, les économies sont de l’ordre de 625 € (en essence) et de 425 € (en diesel) pour le petit rouleur qui parcourt 10 000 km par an.Dès lors, l’enjeu de l’heure pour le gros rouleur est de mettre toutes les chances de con côté en optant pour une voiture plus économique et moins polluante. Mais le problème, ici, c’est que les usagers qui devaient pleinement en profiter ne sont pas suffisamment informés pour basculer vers la mobilité électrique.

 

De la nécessité d’informer des coûts de détention des véhicules


Bien qu’elle continue inexorablement sa percée sur le marché automobile français, la voiture électrique est cruellement mise à mal par les véhicules thermiques. Ces derniers représentent 97,7 % des voitures circulant en France en 2020 – selon un rapport du Ministère de la transition écologique. Il ne peut en être autrement quand l’acheteur méconnait les bénéfices qu'il tire d’une voiture électrique : économies sur les coûts de détention, bonus écologique (à l’achat), faible coût kilométrique…

Le coût de détention des véhicules est de loin moins onéreux que celui des autres modèles hybrides et thermiques. Toutefois, une information grand public sur ce sujet constitue un enjeu de taille pour les pouvoirs publics, d'autant plus la mobilité électrique a, aujourd'hui plus que jamais, un triple rôle à jouer : économique, environnemental et consumériste.


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